Création de site internet : à savoir avant de missionner une agence

Que vous soyez digital native ou non, il existe un certain nombre de paramètres à prendre en compte avant de vous lancer dans la création de votre site internet.

Car, comme si cela ne suffisait pas, en plus de votre business plan, de vos démarches administratives, de votre certification, et de votre recherche de bureau, vous devez en plus gérer la création de votre site web.

Un minimum.

D’autant plus qu’il se pourrait bien qu’au-delà de son statut de carte de visite en ligne, votre site web devienne un véritable allié commercial dans votre activité, une sorte de VRP dématérialisé. En effet, dans certaines activités, le site web est même devenu le fournisseur principal de contacts qualifiés. Et dans le cas d’une activité ecommerce, le site est, bien entendu, au centre de tout.

Même si vous ne créez pas vous-même votre site internet, vous devez néanmoins être capable d’identifier les points névralgiques de celui-ci, et d’échanger à ce sujet avec l’agence chargée de sa création.

 

Voici un tour d’horizon de ces fameux points incontournables.

Les bases de votre site : nom de domaine, hébergement, https

Nom de domaine et webmail

Au commencement d’un site internet, il y a un nom de domaine.

Votre nom de domaine doit dans l’idéal reprendre in extenso votre marque afin que votre identité soit cohérente sur tous vos supports :

  • Carte de visite
  • Site web
  • Point de vente…

Si pendant plusieurs années les spécialistes du SEO préconisaient d’insérer dans les noms de domaines des mots clés recherchés par les internautes (« chaussures-niceshoes »), ces derniers le recommandent beaucoup moins actuellement. En effet, le nom de domaine est également utilisé pour les webmails.

Prenons un exemple : l’email de contact relié au site www.morphoburo.com est contact@morphoburo.com.

Si vous choisissez un nom de domaine différent de votre marque, votre mail sera également différent de votre marque.

Exemple : votre marque est « Niceshoes » mais vous avez souhaité insérer « chaussures » dans votre nom de domaine, ce qui donnera www.chaussures-niceshoes.com et votre email sera donc contact@chaussures-niceshoes.com.

Notre conseil : cette réflexion doit être menée en amont. Marque, webmail et site internet doivent être au diapason, contrairement au nom légal de la société qui lui, peut être différent.

Par ailleurs, si vous souhaitez être bien référencé en France, préférez le .fr et doublez avec le .com, surtout si vous êtes propriétaire de votre marque.

Enfin, sachez que les coordonnées du propriétaire d’un nom de domaine en .fr peuvent se retrouver très facilement en ligne, sur le site Who.is, si vous n’optez pas pour l’option de confidentialité (owo) : il conviendra de faire le point également avec le créateur de votre site web à ce sujet.

Hébergement

Votre hébergement doit être adapté à votre activité sur le web. Si vous comptez héberger de nombreux visuels, et une importante base de données, peut-être devriez-vous choisir un hébergement dédié et non un hébergement mutualisé.

D’autre part, quelle que soit la solution que vous conseille l’agence ou le freelance en charge de la création de votre site internet, demandez vos accès à la plateforme où est hébergé votre site. S’il est déconseillé d’intervenir vous-même, vous devez pouvoir confier les rênes de votre site à un autre prestataire, si cela s’avérait nécessaire.

Https

Depuis 2018, votre site doit obligatoirement être en https et non en http. Même si cette partie de l’URL ne s’affiche pas, elle est bien prise en compte par Google qui détecte les sites en http comme « dangereux » par nature, car non sécurisés.

Ce paramétrage s’effectue également à l’étape de la création de votre nom de domaine et de l’achat de votre espace d’hébergement.

L’arborescence et le contenu du site

S’il existe des activités qui ne laissent pas de place au doute quant à l’arborescence du site, d’autres permettent davantage de possibilités de présentation.

Ce qui peut être positif car cela laisse plus de marge de manœuvre, mais aussi induire en erreur sur les priorités.

Devez-vous présenter votre activité par type de clientèle : particuliers et professionnels ?

Auriez-vous intérêt à présenter votre offre en fonction de volumes d’achat ?

Dans le cas d’une refonte comme d’une création de site, la période pré-production est toujours le bon moment pour mener une vraie réflexion, de concert avec votre stratégie commerciale. Car votre site doit être la traduction de votre stratégie commerciale.

Notre conseil : mettez-vous à la place de vos clients.

Toute votre réflexion doit partir de vos clients. Tout doit leur sembler logique et répondre aux questions au moment où ils se les posent :

  • En arrivant sur l’une de vos pages (la page d’atterrissage)
  • En découvrant votre gamme de services ou de produits,
  • En voulant tester votre offre.

Des balises « Title » bien renseignées, un contenu impeccable

Outre l’arborescence, il est conseillé de renseigner les balises titres de chacune des pages, à ne pas confondre avec les balises H1 qui se trouvent dans le contenu et s’affichent à l’écran.

Les balises titres sont les titres de vos pages qui s’affichent en haut, dans le navigateur, et en bleu et souligné dans les résultats de recherche sur une page de résultats d’un moteur de recherche.

En effet, il existe encore trop de pages « Nos produits » ou « Notre services ». Explicitez, détaillez : vous avez 70 caractères environ pour décrire au mieux le contenu de la page.

Il va de soi que votre contenu, quel que soit son objet, doit faire l’objet d’un vrai travail de conception-rédaction, toujours de concert avec votre stratégie commerciale. Qu’il soit rédigé par vos soins si vous vous en sentez capable, ou par un rédacteur professionnel, ce contenu doit être de qualité de façon à rassurer un internaute qui ne vous connaît pas. Cela passe, bien évidemment, par un texte sans faute d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe.

Il en va de votre crédibilité.

 

Mettre à jour le contenu du site

Si les agences web redoutent les interventions intempestives (et parfois catastrophiques) sur les sites web qu’ils créent et administrent, vous devez pourtant être capable d’accéder l’administration de celui-ci.

Dans l’idéal, vous devez pouvoir ajouter ou modifier les pages principales et les articles, afin de favoriser votre référencement naturel.

Notre conseil : vous devez maîtriser un minimum le Content Management System (CMS) de votre site afin de ne pas être totalement dépendant de votre prestataire. Celui-ci peut vous accorder des droits d’accès limités (le rôle d’« auteur » sur WordPress, par exemple), pour éviter toute intervention qui mettrait en danger le site, mais suffisants, pour que vous puissiez modifier un chiffre, ajouter une référence ou supprimer une image obsolète.

Les outils de statistiques indispensables : Google Analytics et Search Console

Outre l’hébergement, le nom de votre site, son arborescence et son contenu, il existe un dernier point absolument fondamental au sujet de votre site : les statistiques.

Un site internet sans statistiques, c’est comme la mer sans les vagues. Les vagues sans l’écume. L’écume sans le sel. Le sel sans le poivre.

Ça n’a pas de sens.

Vous allez dépenser de l’argent dans des campagnes, de la création de contenus. C’est simple : vous devez pouvoir mesurer les retombées de ces opérations que vous menez afin de stopper celles qui ne vous rapportent rien et continuer au contraire celles qui génèrent du trafic, des contacts qualifiés et/ou du chiffre d’affaires.

Pour obtenir des statistiques, c’est très simple : vous devez installer Google Analytics et la Search Console sur votre site internet. Si vous êtes sur Worpdress ou Prestashop, il existe des plugins très faciles à configurer : vérifiez ce point avec l’agence qui crée votre site web.

Google Analytics vous fournira toutes les statistiques dont vous avez besoin et notamment :

  • Le nombre de visiteurs, leur provenance géographique, leur âge : Audience > Vue d’ensemble
  • Les pages de votre site qui génèrent le plus de trafic : Comportement > Contenu du site > Pages de destination
  • La provenance de votre trafic : naturel (Organic Search), payant (Paid Search, Display), direct (Direct), via les réseaux sociaux (Social) ou des sites qui font un lien vers le vôtre (Referral) dans Acquisition > Tout le trafic > Canaux.

 

Pour vous former à l’apprentissage de Google Analytics, c’est ici (#DeRien).

 

La Search Console : un allié utile pour votre SEO (et gratuit)

Si vous ne pouvez pas dépenser des centaines d’euros par mois dans un outil de statistiques SEO (référencement naturel) ultra sophistiqué, sachez que la Search Console est gratuite et qu’elle « fait le job ».

Une fois paramétrée sur votre site, notamment via un plugin et reliée à Google Analytics, cette plateforme vous donnera des informations très utiles et notamment :

  • Les mots clés sur lesquels vous apparaissez dans les résultats de recherche Google
  • Votre positionnement sur ces mots clés
  • Les sites qui « pointent » vers le vôtre.

Etc…

Nos conseils :

  1. Complétez avec un outil de positionnement si vous souhaitez arriver en premier sur certains mots clés – il en existe des très abordables, comme Monitorank.
  2. Demandez à votre agence si elle a bien paramétré des filtres de trafic dans Google Analytics, afin que les statistiques n’incluent pas le trafic provenant de votre ordinateur
  3. Demandez à votre agence de créer des « objectifs » dans Google Analytics liés à vos objectifs commerciaux : cela vous permettra d’évaluer par exemple si une campagne sur les réseaux sociaux a généré des demandes de devis.

En conclusion, même si vous faites appel à un prestataire, vous devez pouvoir comprendre ce qu’il fait et pourquoi il le fait. Trop d’entrepreneurs découvrent en cours de route que leur site est mal conçu, que tel point n’a pas été géré par le prestataire, ou qu’ils n’ont pas la main et ne peuvent pas missionner un autre prestataire.

N’importe quel entrepreneur, quel que soit son secteur d’activité, doit être capable d’aborder et comprendre au moins ces trois points :

  • L’hébergement, le nom de domaine et le https
  • L’arborescence, le contenu de son site et sa mise à jour
  • Les statistiques de son site internet.

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